FSPAM le 30.08.2009

 
  littérature  
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Jean-Louis Fournier est né à Arras. Son père, mort prématurément d’alcoolisme, était médecin généraliste; il évoque ses souvenirs de jeunesse dans «Il a tué personne mon papa»!
Dans «On va où papa?», Prix Goncourt des lycéens 2008, avec un humour dévastateur, et une dérision poussée à l’extrême, il raconte l’enfance ses deux fils handicapés.

«Le C.V. de Dieu» est un ouvrage plus léger, moins personnel que les précités on y retrouve la même plume alerte, le même humour, mais point de vitriol.

 

Le ciel, la terre, les animaux, les hommes, tout est fini. Dieu dit «L’éternité! j en ai une indigestion»: Dieu s’ennuie, il faut donc absolument qu’il se trouve un job, il rédige un volumineux C.V. et une lettre de motivation bien tournée.
Immédiatement il est convoqué sur terre par le DRH d’un grand groupe pour une semaine d’entretien et tests de psychologie
Et on apprend que :
Dieu n’a aucune formation professionnelle, et qu’il s’est formé sur le tas;
Que Dieu a un fils majeur, à charge, lequel lui donne bien des soucis...
Que Dieu est artiste .Il peint chaque soir un coucher de soleil différent avec de la peinture à l’huile
Que Dieu est désordonné, distrait, qu’il n’aimerait pas perdre à la pétanque...
Qu’il aime bien boire du whisky; ensuite quand il est pompette il chante Kalinka et l’Internationale etc.

 

Je ne vous raconte pas la chute finale ce serait dommage pour ceux qui liront ce livre.
Mais elle est bien dans le lignée des ouvrages précédents.
Il y a sans doute moyen de tirer de ce livre pour tous publics une succulente pièce de théâtre...

Monique DUHEN