FSPAM le 29.06.2009

 
  littérature  
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Au centre de ce roman une chaussure abandonnée sur le toit d’un modeste immeuble
Parisien à proximité des voies ferrées de la Gare du Nord.
Cette chaussure en position insolite sera tour à tour, un outil de vengeance, un sujet de rêve, un objet philosophique...
Sous forme de nouvelles on croise :
Un enfant qui ne veut pas dormir et invente n’importe quoi pour que son père qui tombe de sommeil reste à son chevet.
Il a vu sur le toit un ange, sans ailes, triste, qui s’est envolé en laissant une chaussure !
Neuve peut être ?elle lui faisait mal aux pieds ?dans ce cas pourquoi une seule chaussure ?
Discussion sans fin… l’enfant fini par s’endormir .Le père boit un verre d’eau dans la cuisine avant d’aller se coucher, et machinalement il regarde par la fenêtre par la fenêtre et sur le toit d’en face il voit…. une chaussure !
Un amoureux éconduit s’introduit de nuit sans difficulté dans son ancien appartement (Il en a encore les clés).
Son ex- femme est en train de dormir avec son amant dans le lit que, lui, occupait autrefois. Il visite l’appartement qu’il connaît bien .Il noue une jambe du pantalon de l’amant et jette par la fenêtre la chaussure droite.
Je cite «Il saura ce c... ce que cela fait quand on vous arrache quelque chose qui est votre propre corps car elle était mon propre corps.;»
Un chien dénommé Floc raconte l’histoire : Son maître est écrivain, Floc est donc un animal très cultivé ! il lit même Proust !
Floc a un ami, Kosslowski, un autre chien très cultivé lui aussi mais un peu psychorigide !
Ils passent des heures sous le porche d’une laverie à discuter de la condition humaine.
Une laverie est l’endroit idéal pour observer la condition humaine misère lassitude origine etc...
Un soir, l’écrivain se met en colère contre son chien, lui crie «fous le camp sale chien» et lui jette une chaussure à la tête.
L’animal blessé dan sa dignité s’en va et monte sur le toit la chaussure dans la gueule Floc se sent très seul là haut e, le maître le regarde par la fenêtre et regrette.
Une grand-mère facétieuse invente n’importe quoi pour que quelqu’un monte sur le toit enlever cette chaussure qui la dérange. Elle s’invente même un infarctus qui va lui permettre de rencontrer un charmant pompier.
Il y a d’autres personnages donc d’autres nouvelles et l’ensemble constitue un petit bouquin léger, humoristique « coup de cœur de l’été chez folio ».
Achevé villa Marguerite Yourcenar au Mont Noir.

Monique DUHEN